pourquoi ce blog?

et bien pour commencer, bonjour à tous!
je suis la créatrice de plusieurs autres blogs sur des fan fiction sur les parents d'harry potter et aussi mon 7 ième tome.
blog de Cyan
blog de Sirius black
mon 7ième tome

un sur une histoire de pirates
mon forum de discussion
mon deuxième forum sur les x-men

voila pour mes créations. cette histoire, je l'ai commencée voila deux ans, elle est dans un carton depuis! c'est une oeuvre inachevée et j'aimerais bien la continuer mais je suis un peu bloqué!!! donc pendant ce temps je vous en fait profiter!
bonne lecture et à vos commentaires.
pourquoi ce blog?

# Posté le dimanche 07 janvier 2007 14:14

Modifié le samedi 20 janvier 2007 10:33

prologue

prologue
Le jeune homme le regarda droit dans les yeux. Un rire démoniaque déforma sa bouche.
« Pauvre fou, tu crois que c'est en dressant une armée de jeunes naïfs que tu parviendras à me vaincre ? »
Le roi Talios, à genoux devant le prince Vamir, une épée sous la gorge, lui sourit.
« Mais ces jeunes naïfs sont la génération de demain, celle qui te détruira ! »
« Tu le prends comme ça ? Une dernière fois Talios, abdique ou subit ma sentence ! »
« Jamais ! »
« Très bien, toi et ton épouse, serez mes esclaves à tout jamais ! Quant à votre fils voici ce que j'en fais ! »
Une lueur bleue sortit de la main du prince noir et alla frapper un jeune homme de plein fouet. Le jeune homme s'écroula.
« Nélios »
« Monstre, assassin, meurtrier !!! »
« ho de si vilains mots sortant d'une si jolie bouche »
Vamir regarda la reine, une lueur de haine dans les yeux et cette fois, ce fut un rayon jaune qui la frappa. La reine porta la main à sa gorge et plus aucun son n'en sortit.
« Votre fils n'est pas mort, il sera également mon esclave mais sous une autre forme ! »
Et Vamir recula. Le roi et la reine d'Ortamios furent saisi d'effroi.
« Je me proclame donc roi de ce royaume, la capitale se trouvera désormais à Andorias ou moi le prince Vamir je présiderais ! »
Sur ces mots, le seigneur noir leva la main et une nuit sombre s'abattit sur le royaume des 7 plaines. Les esprits des villageois se brouillèrent et ils durent obéirent à des lois qu'ils n'avaient jamais connues. Voici ce qu'il disait :


« Nouveau code civil d'Ortamios
-votre roi est désormais le seigneur Vamir, défenseur de la veuve et de l'orphelin.
-vos récoltes seront désormais sous son bon jugement, soit une moitié pour le royaume d'Andoria un quart restant pour l'armée et l'autre quart a votre consentement.
-les jeunes filles de 16 ans sélectionnées pour leur beauté seront conduites à Andoria pour y être mariées à des chevaliers fort et courageux. En outre, elles devront les satisfaire en leur donnant des héritiers résistants. Les filles resteront avec leur mère jusqu 'à l'âge de 16 ans ou elles seront à leur tour choisie par un chevalier ou un villageois. Les garçons resteront avec leur mère jusqu'à l'âge de 7 ans ou ils seront pris comme page par un chevalier et instruit par celui-ci.
-les jeunes hommes de 15 ans deviendront soldats au service du roi.
Tout manquement à ces lois sera suivit de peines.
-suppression de la récolte.
-suppression de la garde des enfants.
Il est évident que les jeunes hommes qui ne seront pas aptes à être soldat resteront près de leurs parents pour devenir fermiers. Les jeunes filles qui n'auront pas trouvé de maris à Andoria, seront reconduites à la frontière et reprise par leurs parents pour être mariées à un fermier local ! »


Ce code civil ne fut pas accepté unanimement, biens souvent des parents le contournèrent et malheureusement bien souvent ils se faisaient prendre, combien, de jeunes filles furent cacher ou habillées en garçon pouilleux et maigrelet qui à coup sur ne serait pas choisit. D'autres s'enlaidirent. Combien de jeunes hommes jouèrent la comédie de l'infirmité ????
Tous furent repris et tous furent punis !
10 ans s'écoula, 10 ans de souffrance et de labeur, 10 ans que les habitants se sentaient abandonnés à leur sort attendant la venue d'un héros pour les relever de leur misère.
Certains attendaient le retour du prince que l'on disait encore vivant. D'autres parlaient d'anciens chevaliers du roi cacher dans les montagnes attendant leur heure pour se montrer, et d'autre pensaient à de jeunes héros inconnus en quêtes d'exploits et de reconnaissance !
Qui sais, peut être qu'un jour, un héros se présentera ...
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# Posté le samedi 20 janvier 2007 10:35

chapitre 1

chapitre 1
Le royaume d'Andoria dit le désert noir, porte bien son nom, si on le quitte, il faut parcourir des milles et des milles de territoires déserts avant d'atteindre l'un ou l'autre royaume qui le borde. Ce royaume est toujours noyé sous une brume noirâtre qui alourdis le c½ur des habitants, les rendant triste et mélancolique. Ces brumes descendent des montagnes noires qui borde une partie du royaume. De part et d'autre s'étend les territoires déserts, d'immense plaine de sable noir, entrecoupé ça et la d'oasis aussi noir qu'une nuit sans étoile. Andoria ne possède plus de couleur depuis que son nouveau roi s'y est installé. Les fruits sont noirs, les légumes, les animaux, l'herbe et toutes les choses qui donnent à la vie un parfum de bonheur. Seul le noir, le gris et leurs nuances dominent.
Andoria, est le royaume du prince Vamir, un sorcier noir, assoiffé de puissance, de gloire, de conquête et de richesse.
C'était un jeune homme d'âge mûr, toujours de noir vêtu, ses yeux et ses cheveux étaient d'un noir charbonneux.
Dès l'âge de 10 ans, Vamir rêvait de gouverner un immense royaume. Dans ses jeux, il s'inventait une armée capable de conquérir les royaumes voisins. Ses parents lui avaient offert une armée de petits bonshommes en bois et Vamir prenait un malin plaisir à recréer les batailles sanglantes qu'il voyait en rêve. La petit armée devenant des guerriers sanguinaires dévastant tantôt Ortamios, tantôt Limanoch.
Ce ne fut que 15 ans plus tard que son rêve se réalisa. Il attaqua d'abord Ortamios et comme il s'y attendait, Limanoch ne tarda pas à se manifester !
« d'une pierre deux coup »
Pensa le jeune homme sur le moment.
Puis il réduisit Ortamios en esclavage, à commencer par son roi. Ensuite il détruisit l'armée de Limanoch et comble de chance, son roi ! Après avoir réduit en cendre le château et ses occupants, après avoir enfermé le roi et la reine d'ortamios dans la plus haute tours du royaume d'Andoria, Vamir emmena ses troupes a Limanoch ou il se fit nommer roi des trois royaumes d'Ortog.
Maintenant, le jeune homme se regardait dans le miroir 10 ans s'était écoulé et vamir semblait ne pas vieillir, même il se trouvait beau. Certes il n'avait pas tort mais son visage reflétais une certaine froideur qui l'empêchait de plaire, son c½ur était aussi noir que les ténèbres, qui donc auraient pu le faire fondre ? Ainsi à 35 ans, Vamir étais seul mais il s'en moquait.
« Le pouvoir ne se partage pas ! »
C'est ce qu'il se répétait devant son miroir.
Le château d'Andoria, aussi appelé « les six tours de l'enfer » par les villageois apeurés reflétais parfaitement l 'âme du prince noir. Tortueux, froid, effrayant, ... Il est dit que les prisonniers qui y sont enfermé voyage dans un long labyrinthe fait de couloirs, de douves, de piège et de trous si profond qu'ils mènent en enfer. On dit aussi : qu'un dragon dort au fond de ces couloirs et qu'il veille sur un trésor, que ce dragon aurait été donné au prince par le dieu des ténèbres en personne ainsi que certain de ses pouvoirs en échange de son âme, mais se ne sont que des légendes, aucun être vivant emprisonné au château n'est revenu pour l'affirmer, tous on périt dans les entrailles du château maudit.
Vamir possédait des pouvoirs, sur cela aussi courait bon nombre de légendes. Les uns disaient reçut contre son âme par le dieu des enfers, les autres que la reine avait été trompée par le diable et croyant que s'étais son mari lui offrit son lit mettant au monde un peu plus tard un garçon avec des pieds de boucs pour d'autre, Vamir avait appris à côté d'un nécromancien. Rien de cela n'est vrai, Vamir détient son pouvoir d'un miroir c'est ce miroir qui possède les pouvoirs et les transmet au prince quand celui-ci en a besoin. Un miroir sombre, plus sombre que la nuit. C'est ce miroir qui absorba un jour les couleur du pays, ce fut un des prix à payer pour l'obtenir.
Vamir y était d'ailleurs plongé lorsqu'une voix l'en sortit.
« Votre majesté, le soleil vient de se coucher, devons nous vous apporter le prince ? »
« Oui Kerto, apporte-moi le prince ! »
Kerto sortit laissant seul le prince noir. Celui-ci sourit à son reflet et s'assit sur le trône.


*******

Du noir, toujours du noir, point de lumière. Au centre de la pièce, un homme nu, debout dans la poussière, grelottant de froid et de faim. Ainsi vit le prince Nélios, fils de roi, premier dauphin d'Ortamios, ou devrais je dire prince déchu du royaume des 7 plaines. Ses yeux commencent à s'habitués à la pénombre ambiante. Il distingue des objets, des tissus, les contours de la pièce. Soudain, une porte s'ouvrit et une lumière vive le fit reculer. Trois hommes viennent de pénétrer son espace avec des torches. Des rires et des paroles indistinctes lui parviennent. Enfin les trois intrus se retrouvent devant lui, la lumière l'aveugle mais il a reconnu ses visiteurs.
Kerto, Bachlios et Niargo les chevaliers noirs d'Andoria.
« Tiens mon prince, voici des vêtements pour te vêtir ! »
Et Bachlios jeta à la figure de Nélios des vêtements pouilleux et malodorants. Celui-ci les enfila non sans dégoût, ce qui n'échappa pas à ses geôliers.
« Comme mon prince est beau et comme il sent bon, mon prince voudrait-il se voir ? »
Et Niargo lanca au jeune homme un miroir qui se brisa à ses pieds.
« regarde bien mon prince, tu va avoir l'honneur d'y voir un faible »
Les trois hommes éclatèrent de rire. Nelios s'y regarda et des souvenirs affluèrent devant ses yeux,
Jadis, il était le prince d'une vallée luxuriante, il était la fierté de ses parents, le bonheur de ses professeurs, personne n'avait vu de jeune homme aussi épanoui et doué tant pour les armes que pour la régence et bon nombre de chose encore. Toutes les filles du royaume n'avaient d'yeux que pour lui. Il faut dire qu'il était beau garçon, les cheveux mi long brun, les yeux marron et une barbe naissante qui le rendait plus viril encore. Ses mains et ses bras avaient la force de tenir une arme, quelque qu'elle soit, épée, arc, javelot... ses jambes lui permettaient une endurance remarquable à la course, à la chasse au combat et d'autre encore. Il se rappelait ses conquêtes d'un soir avec qui il échangeait de chastes baisers. Car Nélios fut détruit à l'âge de ses quinze ans, son bonheur fut anéanti par le prince Vamir qui détruisit Ortamios et sa beauté. Ainsi le jeune prince ne pu trouvé femme à sa convenance pour régner avec elle sur son peuple.
Maintenant du haut de ses 25 ans, la barbes hisurte, les joues amaigries, les jambes tremblantes par le manque de sport, et cette odeur de crasse l'entourant sans cesse, qui voudrait encore de lui ? Ha si seulement il pouvait prendre un bain et se raser ! Cette pensée le fit sourire.
« Qu'est ce qui te fais sourire minable » ? Demanda Kerto.
« rien »
« Tu te paye de nous microbe ! »
Bachlios s'approcha du prisonnier. Du haut de ses 2m, Bachlios était de loin l'homme le plus fort du royaume, Nélios le comparait souvent à un ogre, il l'avait déjà vu manger une dinde à lui tout seul, en presque trois bouchées. Mais derrière cette montagne de muscle et de graisse se cachait un être plus bête que méchant.
« je crois plutôt qu'il essaye de gagner du temps, c'est un petit futé »
La voix aigrelette, petit et squelettique, Niargo sifflait ses phrases plutôt que les prononcer distinctement et bizarrement tout le monde comprenait. Il ne mesurait pas plus d'1m80 tout redressé, car ce chevalier avait la particularité de se tenir recroquevillé derrière les deux autres.
On aurait pu dire qu'il était la mauvaise conscience du groupe si ses idées n'étaient pas parfois un peu trop radicales.
« N'y pense pas mon prince, le seigneur t'attend et tu va le rejoindre, avance ! »
Kerto poussa le jeune prince dehors ; Nélios fut projeter dans la lumière noire de la capitale d'Andoria.


*******

Andoria n'est pas seulement réputée pour ses déserts et sa brume noire, elle possède également un froid pénétrant qui chaque nuit parcourait la ville, soufflant les bougies des lampadaires, faisant claquer les volets et les portes. Ce vent, curieusement, venait du nord tournait dans la ville et hurlait tel un loup cherchant une proie. Il repartait le matin vers le nord rejoindre son repère, emmenant avec lui les vies de quelques vieillards en fin de parcours et quelques enfants au début de leur vie.
Ce vent apportait le malheur tout comme le prince Vamir et certaines mauvaises langues racontais que ce vent était à l'image des humeurs du prince.
Bon nombre de personnes avaient appris à se protéger de ce froid, notamment des soldats travaillant la nuit ou des commerçants finissant tard ou ouvrant tôt. Kerto avait appris à se protéger dès l'age de 15 ans. A cet âge, le jeune homme était fort rebelle et son maître le faisait dormir dehors pour lui apprendre à ce contrôler. La première nuit fût un supplice, à force de s'énerver, Kerto avait épuisé son énergie et manqué mourir de froid. A la seconde il avait appris à se contrôler. Mais le froid persistant toujours et traversant les vêtements les plus chauds, le jeune homme du réfléchir à un moyen pour se protéger plus efficacement. Lui vint alors l'idée de l'armure. Il avait travaillé des nuits durant pour se la confectionner, le jour il travaillait en tant qu'écuyer pour un chevalier du roi ! Ce chevalier l'avait presque élevé comme son fils, il lui avait appris à contrôler sa colère, à s'en servir comme arme, il lui avait montré les maniements des armes blanches: coutelas, épée, sabre, et il l'avait également entraîné à se battre en homme droit.
Kerto devint chevalier à son tours et avait terminé son armure. D'après son maître, c'était une merveille. Elle était composée d'écailles de carapace de tortue d'algues et de peau tannée de smilodon. Elle protégeait du froid mais également des coups porter par des armes tranchantes.
En se remémorant ses souvenirs, Kerto se revoyait adolescent et ressentait le manque d'amour d'une mère et d'un père. Ce manque avait créé une certaine froideur que ses voyages de part le monde en solitaire avaient développée.
Kerto n'était pas un monstre, il suivait les ordres du prince Vamir. Etant le shérif du conté, le chevalier noir se devait d'obéir à son roi ! Pour le jeune homme qui avait grandit avec le prince, ce n'était pas tous les jours de gaieté de c½ur. Il savait ce que le peuple d'Andoria pensait de lui :
« C'est un monstre, il est aussi assoiffé de pouvoir que son maître. »
ou encore :
« Il n'a pas de c½ur c'est tout simple, il emmène des gens au château et n'écoute même pas leur pleur ! »
Kerto en avait l'habitude, il passait devant des commerçants qui le regardaient avec des envies de meurtre dans les yeux, des parents qui le maudissaient pour avoir emmener leurs enfants à la guerre, des veuves qui rêvaient d'être dans son lit pour mieux l'empoissonner !
Mais Kerto avait du c½ur, il ne faisait qu'obéir aux ordres. Et bien souvent, il éprouvait de la pitié pour son roi et les pauvres gens qu'il emmenait au château, comme le prince Nélios.
Plus on se rapprochait de château, plus les maisons s'espaçaient et avec elles les lumières qui s'éteignaient petit à petit autours d'eux.
Kerto perdu dans ses pensées en fut tirer par Nélios :
« Je me demande combien de jeunes filles enlevées de force à leurs parents arriveront demain ! »
Kerto le regarda mais le jeune prince était perdu lui aussi dans ses pensées. Le château se dressa devant eux.
« je me le demande aussi »
Pensa le chevalier.
« Avance ! »
Niargo poussa Nélios, une porte s'ouvrit et avala le petit groupe.


*******

Une immense pièce sombre, des candélabres éclairant faiblement l'endroit, la salle du trône avait tout d'une pièce funéraire.
Vamir assis sur son trône attendait, il attendait avec une certaine satisfaction le jeune prince d'Ortamios. Il l'attendait pour lui annoncer une mauvaise nouvelle qui le ferait sans doute s'écrouler de douleur.
Le roi Talios et la reine Mazzia étaient mort, et par conséquent, Nélios était le nouveau roi d'Ortamios.
Un garde annonça l'arrivée de Kerto et de ses hommes.
« Parfait, qu'ils entrent ! »
Vamir se frotta les mains de satisfaction. Il adorait posséder et faire souffrir les autres, il adorait obtenir tous ce qu'il commandait.
Le shérif entra, suivit du jeune prince et des autres chevaliers.
« Entre mon jeune ami, entre, n'ai pas peur ! »
Vamir scrutait le visage du jeune prince. A moitié caché par l'obscurité, le roi noir pouvait sentir la méfiance de son prisonnier.
« Alors ? Ta prison te plait ? »
« Qu'est ce que ça peux vous faire ? »
grogna Nélios
« A genoux devant notre roi ! »
Bachlios assena un coup dans le dos du jeune prince. Celui-ci s'écroula.
« J'ai une bien mauvaise nouvelle pour toi Nélios ! Ce jour est un jour néfaste pour toi ! »
« Comme tous les autres jours ! »
Murmura le jeune homme.
« laisse moi continuer »
Susurra Vamir.
« Je disais donc que ce jour était un jour néfaste pour toi ! Ce matin, tu es devenu roi d'Ortamios ! .
Le sorcier épia la réaction de son jeune prisonnier mais elle tarda à arriver.
« Tu as compris ce que je viens de dire ? Le roi est mort, vive le roi ! »
Nélios leva son visage vers le prince noir, toute sa haine remontais en lui comme un poison, il n'avait qu'une envie, lui faire goûter ce poison, lui montrer que lui, Nélios, prince d'Ortamios n'avait aucune crainte de lui et le mettrais bientôt en déroute, il s'en faisait la promesse.
Vamir continua :
« Je comprends ta douleur et je la partage. Mais ne t'inquiète pas, comme le veux votre coutume, ton père rejoindra ses ancêtres sur un bûcher funéraire ! Regarde ! .
Et Vamir montra au jeune roi son miroir. Celui-ci s'anima et l'on pouvait y voir maintenant un bûcher qui lentement consumait un corps noble, le roi Talios.

« Et ma mère ? .
Demanda le jeune homme.
« Ta mère ? Et bien justement, nous sommes à Andoria n'est ce pas ? Oui ! Notre tradition est différente ! Regarde ! »
Nélios se retourna juste a temps pour voir une dernière fois sa mère ! Un garde la poussât dans les flammes.
« ASSASIN !!! »
« Chez nous, les femmes meurent avec leurs maris sur le bûcher, quand nous savons en faire un !!! »
Kerto regarda son roi, une lueur d'inquiétude dans les yeux.
« Quand on sait en faire un ! »
Cette phrase trouva échos dans le corps du chevalier. Combien de femmes n'avaient pu rejoindre leurs maris morts à la guerre et dont on n'avait pu retrouver leur corps ?
Mais le chevalier ne pu trouver réponse à cette question, un événement l'en empêcha. Nélios, fou de chagrin et de haine venait de saisir son arme et se jetait sur le roi d'Andoria. Il n'eut pas le temps de l'atteindre qu'il se trouva à terre assommer. Bachlios venait de le frapper avec ses poings massifs.
« Ramener le dans sa cellule et qu'il n'en bouge plus ! »
Vamir se retourna faisant voler sa cape au-dessus des candélabres.

# Posté le samedi 20 janvier 2007 10:39

chapitre 2

chapitre 2
"arrêtez-le, arrêtez-le !!! »
« Attrape-moi vieux balourd »
Le bruit d'une course dans les ruelles, des pieds qui frappe le sol a intervalle régulier, un voleur qui s'échappe.
Le jeune garçon s'arrête, regarde autour de lui et toujours en serrant son butin contre lui, continue sa course folle à travers la ville. Lorsqu'il fut sur que plus personne ne le suivait, il s'assied et ouvrit ses mains. Celles-ci cachaient une pomme que l'enfant se mit à dévorer à belle dent.
« On a coupé des mains pour moins que ça ! »
L'enfant se retourna brusquement, derrière lui, dans l'ombre, se tenais un homme.
Le jeune garçon recula d'instinct, il étudia l'homme mais l'ombre le recouvrait totalement, ainsi son étude se résolva par un échec. L'enfant recula encore, près à s'enfuir de nouveau !
« Attend, ne t'enfuie pas, je ne te ferais aucun mal ! .
L'homme sortit de l'ombre. L'enfant le reconnu aussitôt, c'était Kerto le shérif du pays.
« Comment t'appelle-tu bonhomme ? »
« Lys...Lyserons ! »
« Et quel âge a-tu ? »
« 15 ans »
Kerto fixa le petit homme, il était de taille moyenne mince ou maigre, le visage fin et des yeux emplit de crainte et de curiosité. Ses vêtements étaient déchirer par endroit laissant entrevoir un genou, une partie de mollet, un avant bras. Ses chaussures étaient trouées, non seulement ces trous laissaient voir des parties maigres du corps du jeune adolescent, mais aussi dévoilait la crasse qui l'entourait.
« Tu me semble bien jeune pour avoir 15 ans ! Et pourquoi n'est-tu pas dans l'armée ? »
lyserons leva ses yeux sur lui haussa les épaules et continua à décorer sa pomme.
« Sûrement un orphelin ! »
Pensa le shérif. Il lui sourit dans sourire qu'il voulait bienveillant.
« Vient avec moi, je vais aller payer ta pomme et tu me raconteras d'où tu viens, ça te va ? »
« Non je ne veux pas y retourner, ils vont vouloir me punir ! »
« Mais non, je suis la, il ne t'arrivera rien, je te le promets ! »
« Ho ce n'est pas parce que vous êtes le shérif, que les marchands vont vous obéir ! Dès que vous aurez le dos tourner, ils me puniront ! »
La franchise de ce petit bout d'homme étonna le chevalier, il le fixa de nouveau et cette fois ci, Lyserons lui rendit son regard, un regard emplit de défis et de sincérité ! Kerto se mit à rire.
« hahaha tu m'amuse petit, mais tu ne crains rien ! Du moins si tu reste avec moi ! »
« Ça c'est vous qui le dite, vous ne savez pas ce que c'est de vivre dans les rues de ce pays ! Avec ce froid, ces gens, ce château... toutes les nuits, je dois me trouver un endroit confortable pour dormir et ne pas mourir de froid, et c'est dur parce que je ne suis pas le seul à faire ça et.... »
« Ça va ! Ça va ! Pas besoin de t'énerver petit ! Moi je peux te trouver un petit boulot, et un endroit pour dormir, ça te tente ? »
« Vrai ? Vous ne vous moquez pas de moi ? »
« Aussi vrai que je m'appelle Kerto ! »
« Je peux vous poser une question ? »
« Oui petit va-s'y ! »
« Comment avez-vous fais pour me retrouver si vite ? »
« Simple, je connais cette ville et puis j'ai été enfant avant toi ! »
Lyserons le regarda et pour la première fois lui souri, Kerto lui rendit son sourire.
Ils arrivèrent au marché et Kerto paya la pomme et comme promis, il ne se passa rien, les gens reculaient en voyant le chevalier, d'autres se courbaient sur son passage, ce qui fit beaucoup rire Lyserons.
« Dans le fond, vous êtes quelqu'un de bon monsieur ! »
Cette remarque fit sourire Kerto. Il emmena son petit protégé à la sortie de la ville.


*******

Les écuries royales, une grande grange de bois et de pierre. Elles faisaient 4 maisons de long et 2 de large.
Elles étaient bien réputées, quiconque arrivait à cheval au royaume pouvait y placer sa monture sans risque de se la faire voler. Son seul défaut ? Depuis que Vamir possédait le pouvoir de monarque, le droit d'entrée dans l'écurie était passer de 2 pièces d'or pour une nuit à 10 pièces d'or !!! De quoi dissuader plus d'un voyageur d'y laisser son cheval ! Néanmoins, les écuries étaient toujours pleines. Elles avaient également une particularité, elles possédaient un deuxième étage ou on plaçait également des chevaux. Les animaux y étaient très bien entretenus : une stalle personnelle, de l'avoine et du foin, de la paille au sol, un brossage et si le propriétaire le voulait, le cheval pouvait bénéficier d'un lavage. Les écuries royales regorgeaient de fruits et autres denrées pour les chevaux ; en outre, trois maréchaux-ferrants s'occupaient des soins particuliers, comme remettre de nouveaux fers ou soigner une blessure. Chaque chevalier possédait un écuyer et un petit page. L'écuyer accompagnait son maître le page s'occupait du cheval. Donc la bâtisse grouillait de monde de jour comme de nuit !
C'est ici également que s'entraînait kerto. Sous le regard des chevaux il combattait un épouvantail articulé ou se battait avec Bachlios et Niargo suivant le temps.
Il lui arrivait d'y amener ses conquêtes d'un soir. Conquêtes, c'est un bien grand mot pour des prostituées. Le chevalier les y emmenait lorsqu'il avait trop bu. En temps normal et sobre, jamais cet homme n'aurait approché une femme, d'ailleurs elles s'éloignaient de lui lorsqu'il s'approchait.
Kerto souffrait de cette solitude et de cette bestialité qui certain soir le poussait à trouver une conquête pour satisfaire ses besoins primaires.
Le chevalier fut tirer de sa rêverie par un bruit insolite. Il se retourna baisa le regard sur Lyseron. Ce dernier rougit en se tenant le ventre :
« Désolé, mais j'ai un peu faim je crois ! »
« viens, on va manger un bout et je t'expliquerai ton travail »
Le chevalier emmena son protégé dans une taverne non loin de là.
En les voyant passer tous les deux, bon nombre de gens se signèrent, d'autres regardèrent ce petit bout d'homme suivre le chevalier noir.
« Tiens assis toi ici pendant que je commande ! »
Ils étaient arrivés dans une petite taverne.
Au bout de 20 min, Kerto arriva avec deux plats fumants un verre de lait et un verre de bière.
« Voilà pour toi microbe » dit-il en posant le plat devant Lyseron.
« Merci » souffla le jeune garçon et se faisant, il sauta sur le plat et le dévora en un instant. Kerto le regarda faire, amusé. L'enfant leva le nez de son assiette et regarda son protecteur.
« Dites monsieur, en quoi consiste mon travail ? »
« Bien si tu as fini, je vais te le montrer. »
Les deux personnages quittèrent la taverne et se dirigèrent vers l'extérieur de la ville. Au bout de 20 min de marche, ils arrivèrent devant les écuries royales.
« Tu n'as pas peur des chevaux j'espère ? »
« Non monsieur ! »
« Bien parce que mon petit boulot consiste à être mon page !!! »
« Vrai ? Vrai de vrai ? »
« Bien sur ! Et tu commence même tout de suite ! »

******


Lyseron regarda le chevalier puis autour de lui. Ils venaient de rentrer dans l'établissement.
« Alors, ton travail, c'est le nettoyage de mes chevaux et de leurs stalles c'est compris ? Tu trouveras tout ce dont tu as besoin dans le box là-bas. Je viendrais te chercher ce soir pour te montrer ou tu dormiras.
Sur ce, Kerto disparu par la porte d'entrée et s'éloigna.
Lyseron se mit en devoir de visiter les écuries il se rendit bien vite compte que chaque cheval possédaient sa propre stalle mais qu'en plus, sur chaque stalle était inscrit le nom du cheval et du propriétaire. Il y avait bien sur des box vides pour les destriers des visiteurs ce qui enlevait pas mal de travail.
Kerto possédait 2 chevaux, TÄ et Set.
TÄ était un immense cheval baie aux crins noirs comme l'ébène. Dès que Lyseron le vit sa première réaction fut de reculer, ce qui provoqua le rire de bon nombre d'autres petits travailleurs.
Quelqu'un lui tapa sur l'épaule, le jeune garçon se retourna et tomba nez à nez avec un autre garçon de son âge.
« salut » lui dit-il avec un large sourire
« Je m'appelle Menia et toi ? »
« Lyseron. »
« Ainsi donc, c'est toi qui s'occupe des chevaux du seigneur Kerto ? Il t'a déjà parlé de Set ? Tu l'as déjà vu ? Et de la nuit il t'a parlé de la nuit ? Non je vois bien a ton air interrogateur que non ! »
« Menia laisse le donc tranquille !!!! »
Un homme immense sortit de l'ombre. Lyseron fit de nouveau un pas en arrière, mais ce ne fut pas un pas de peur mais de surprise.
« Je me nomme Naiack. Ne fait pas attention a ce petit malin il ne sait pas que maître Kerto m'a demandé de t'enseigner tout cela ! Je suis le deuxième maréchal-ferrant. Si tu veux quelque chose du fenil tu viens me trouver, si tu remarque qu'un cheval a un problème c'est pareil. » Tout en discutant, Naiack venait d'amener le jeune garçon devant une stalle sombre. L'homme s'arrêta et parla beaucoup plus bas, sa vois se fit murmure et Lyseron du faire un effort pour le comprendre.
« Ici c'est la stalle de Set, fait attention ce cheval est dangereux ! Il pourrait te tuer d'un coup de sabot sans que tu t'en aperçoives !!! »
« Mais pourquoi dois-je m'en occuper alors ? » Demanda l'enfant.
« Non tu ne dois pas, t'en que le maître ne t'en donnera la responsabilité ! Ce cheval à déjà tuer les trois derniers pages du seigneur ! »
Naiack s'éloigna, Lyseron et Menia sur les talons.
« Ici, les pages sont divisés en trois groupes, le premier groupe réunis les pages du roi et le premier maréchal-ferrant. Ils ne s'occupent que des chevaux du roi et il y en a quelques-uns uns !
le deuxième groupe... »
« c'est nous, c'est nous, c'est nous, ... » chantonna Menia
« Oui, c'est à dire, le deuxième maréchal-ferrant et les pages des chevaliers, nous, on s'occupe de leurs chevaux uniquement. Et le troisième groupe, comprend le troisième maréchal-ferrant et les autres pages ils ne s'occupent que des chevaux des invités et ne peuvent ni monter à l'étage. Ni passer de l'autre côté de ce mur ! »
« Pourquoi ? » demanda Lyseron
« Parce que c'est la Zone du roi ! Pardi! Bon je dois retourner à mon boulot ! Commence le tien par TÄ, il a besoin d'être brosser et sa stalle nettoyer. »
Naiack laissa le jeune page et s'éloigna dans l'ombre, Menia sur les talons.


******



Lyseron se mit au travail avec une ardeur nouvelle. Il venait de terminer lorsque le soleil se coucha. Un drôle de bruit attira son attention, il provenait du box de Set. Le jeune homme s'y dirigea lorsque tout à coup...
« C'est du bon boulot que tu as fais bonhomme ! »
Kerto se trouvait derrière lui et lui souriait.
« Allez prends tes affaires, je t'emmène au château, je dois y voir le roi et te montrer ton lit. »
« Je vais dormir au château ? »
« Oui dans ta propre chambre ! Dépêche-toi, je suis déjà en retard ! »
Le chevalier emmena le jeune page.
Le château se situait non loin des écuries, à vrai dire, on le voyait de partout tellement il en imposait. Kerto s'introduisit à l'intérieur par une porte dérobée.
« C'est le meilleur moyen pour rentrer et sortir sans problèmes » fit-il en adressant un clin d'½il au garçon.
Ils pénétrèrent dans une immense pièce ou brûlait un brasero ;
« C'est la salle des gardes ici, tu y trouveras toujours un homme ou deux au cas ou ! »
Ils longèrent un immense couloir border de tableaux et prirent une grande porte à gauche.
« Souvint toi bien du chemin, car pour sortir il faudra te débrouiller. Nous voici aux cuisines, ton dîner t'y attendra sur ce plateau. Regarde ton nom y est graver ! »
En effet, Lyseron put constater que le plateau lui appartenait.
« Tu prendras ton dîner et ton déjeuner dans la salle à côté. Elle est réservée aux pages sans distinction de fonction. Tu verras que vous êtes nombreux et qu'il n'y a pas que ceux des écuries. Viens suis-moi, je te montre ta chambre. »
Ils traversèrent la salle commune et prirent un autre couloir, mais celui-ci était plus étroit, il n'y avait pas de tableaux et de part et d 'autres on pouvait distinguer dans la semi-obscurité des petites portes. Kerto compta tout haut :
« 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9,... 15, 16, 17, 18, 19, ......22, 23, et 24. ta chambre est la 25ième à droite. Bon je te laisse, tu sais te débrouiller ? Oui je m'en doute. Et bien bonne nuit et à bientôt. » Le chevalier s'évanouit dans le noir. Lyseron reprit le chemin des Cuisines, prit son plateau et alla manger dans la salle. Il y fut rejoint très vite par Menia et quelques-uns autres qu'il reconnut. Ils s'installèrent près de lui et mangèrent sans un mot. Puis d'autres entrèrent, ils avaient tous le même costume : Tablier blanc sur collant vert avec au dos deux loups combattant brodé.
« Ce sont des pages de la bibliothèque, il travaille pour le mage Mesmir. » Souffla Menia.
« Ceux qui rentrent sont des pages de flambeaux, c'est eux qui les allument le soir et les éteignent le matin. »
Ceux qui venaient de rentrer portais des collants rouges et le même tablier d'une couleur orangée.
« Ceux-ci travail dans les donjons, ils apportent à manger aux prisonniers. »
Ceux là étaient habillés tout de noir.
Il en vint d'autres et d'autres encore avec des tenues différentes. Lyseron comprit alors qu'ils faisaient fonctionner le château tout entier. « Au fait, tiens voici ton bonnet, tu devras le porter constamment à partir de maintenant ! »


******

Le chevalier noir venait de rentrer dans une pièce sombre, l'anti chambre du roi. De longs rideaux noirs tombaient du plafond, les flambeaux étaient éteints et pourtant une faible luminosité persistait. Cette infime lumière provenait de bougie aussi noires que la nuit, il était donc impossible de les distinguer dans cette obscurité. Elles diffusaient une lumière sombre qui abattaient tout esprit faible pénétrant dans cette pièce. Kerto pouvait y circuler sans danger, depuis longtemps déjà, il pouvait maîtriser son esprit et le diriger vers un seul but.
« Entre mon ami, entre, nous t'attendions pour commencer ! »
Vamir attendait, debout à côté de son trône, il regardait vers la fenêtre et pourtant avait sentit la présence de son shérif malgré que celui-ci soit complètement caché par les rideaux.
« Regarde ce qu'on nous ramène d'Ortamios et de Limanoch ! »
Au centre de la pièce, un groupe de 20 jeunes filles se tenait. Elles étaient tremblantes de froid et d'effrois. Bachlios émit un son semblable a un grognement de contentement en avançant vers les frêles pucelles. Elles reculèrent d'instinct se rapprochant du coup de Niargo qui tentait vainement d'un agripper quelques-unes unes à leurs jupons.
« Qu'en pense-tu ? Ne sont-elles pas mignonnes à souhait ? Vas-y mon ami, choisis en une ! Et toi Bachlios ? Y en a t'il une qui t'intéresse ? Va, choisis, et toi aussi mon bon Niargo !! »
Niargo saisit le poignet d'une des nymphes et la tira à lui, elle se débattait mais n'osait crier. Il faut dire que le chevalier n'était pas bien beau à voir. Pas très grand, les cheveux rares, les yeux vairons, ce qui était un signe d'esprit trouble.
Bachlios quant à lui c'était sa taille qui impressionnait. Il dépassait tout le monde d'à peu prés 1 tête et demi, les cheveux blonds, les yeux bleu sombre, sa force était égale à celle de 20 hommes réunis. Sa carrure était celle d'un taureau adulte. Ho il aurait pu être un homme bon doux et tendre, mais sa réputation le précédait ! Il était brutal et se complaisait dans les coups. Celles qui devenait son amante, ne vivait guère plus le temps d'une ou deux nuits.
Les pauvres filles en avaient entendu sur tout le chemin, comment se comportaient les soldats, certains étaient doux mais rare, les autres étaient cruels et assoiffés de jeunesse nouvelle, autrement dit de pucelles. Elles avaient toutes passer un « examen » en ce sens, par une vieille qui vérifiait l'état de la « marchandise » car c'est comme cela qu'on les voyait, des reproductrices et rien d'autres.
Kerto s'attarda un peu sur les pieds d'une, les yeux d'une autre, la poitrine, les cuisses, la bouche, mais aucunes ne l'intéressait réellement. Il savait bien que cela ennuierait profondément son roi, mais non, celle dont il rêvait n'était pas parmis elles. Soudain, son regard fut attiré par une chevelure d'un blond pâle. Il écarta les frêles créatures et se trouva nez à nez avec une jeune fille plus pâle que les autres, plus tremblante, dont la couleur des yeux semblait avoir été diminué tant elle avait pleuré. Il voulut la prendre dans ses bras, la consoler et surtout la ramener chez elle. Kerto soupira puis se retournant vers son prince :
« Aucune ne m'intéresse sir ! »
« Aucune ? Voyons Kerto, mon ami, voilà dix ans que tu refuse ces petits oisillons, cela commence à bien faire ! »Le prince commençait à s'énerver et est ce par instinct ou par intelligence, les gardes et les jeunes filles reculèrent.
« Tu compte trouver la perle rare ? Elles n'existent plus, seul Limanoche en possédait, mais je les aie détruites avec leur royaume ! » Vamir se rassit, il reprenait sa respiration mais son regard était en colère.
« Je suis désole mon prince, mais je veux une vraie femme et ici je ne vois que des enfants ! »
Et sur ce, Kerto sortit.


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lyseron était allongé sur son lit, il regardait le plafond. Le château l'incommodait, quelque chose l'effrayait. Une chose innommable, sombre, noire et dangereuse planait dans les couloirs du bâtiment. Le jeune garçon se leva et sortit sans bruit de sa cellule.
Plus loin dans le château, Kerto venait de rejoindre la sienne. Il était épuisé mais heureux de sa journée. Il se déshabilla lentement retirant son casque tout d'abord, laissant apparaître une chevelure noire, piquée d'argent. Deux yeux bleus sombre et une barbe naissante. Il enleva son plastron, ses jambières et ses solerets. Il ne lui resta que sa tunique d'un bleu aussi sombre que ses yeux. Kerto se regarda dans le miroir, enleva sa tunique et se retrouva à moitié nu devant la glace. Une cicatrice lui barrait la poitrine. Ses muscles qu'il avait formés assez tôt le faisaient souffrir, la longue chevauchée de la matinée les avait ankylosés. Il appela sa servante et lui demanda un bain chaud. Anya sortit de la pièce avec un seau et revint un peu plus tard, accompagnée de trois autres jeunes femmes et de seaux d'eau bouillante. Elles en remplirent le baquet puis s'écartèrent. Kerto s'y immergea un soupir de contentement sur les lèvres. Il renvoya les jeunes filles, bien qu'il sentit qu'il n'en avait qu'à moitié envie. Il se massa les bras et les cuisses puis resta un moment dans l'eau à se relaxer. Il sentit soudain deux mains ferme se serrer sur son coup et le plonger dans l'eau. Il se débattit un instant puis se laissa faire. Au bout d'un moment les mains se desserrèrent puis lâchèrent prise. Kerto se releva tranquille. Il savait que ces mains n'avaient pas existées, qu'elles faisaient partie du rêve qu'il faisait sans cesse. Le chevalier se rassit dans l'eau. Il lui fallait oublier ce cauchemar et au plus vite. Il devait être tard plus aucun bruit ne troubla le château pendant un moment puis il y eut les cris.....
D'où il était, Lyseron l'entendit et bien qu 'il ne fut pas éloigné de sa chambre, il courut pour la rejoindre, terrifié, car il avait reconnu les cris d'une femme, mais ne savait d'où cela venait. Arrivé dans le couloir des cellules, il fut étonné de ne voir personne, pourtant il était sur qu'ici aussi on avait entendu ces cris terrifiant. Une lumière s'alluma dans le fond du couloir et se rapprochait dangereusement pour le jeune visiteur nocturne. D'un bond il fut dans sa chambre, d'un autre, il referma la porte et se blottit au fond de son lit en fermant les yeux. De longue minute s'écoulèrent et puis on frappa à sa porte. Puis elle s'ouvrit lentement.
« C'est bon, celui-ci dort à point fermé, il n'a rien entendu ! .
Puis la porte se referma et les voix s'éloignèrent. Le jeune page retira les couvertures de sa tête et se remit tranquillement sur son oreiller.
« Visiblement, visiter le château de nuit n'est pas une bonne idée ! Il me semble qu'on est surveillé et qu'au moindres cris du château on vérifie si on dort !!! Mais qui a crié et pourquoi ? Et pourquoi nous surveiller? .
Avec toutes ses questions en tête, lyseron s'endormit.
Plus loin, dans les entrailles du bâtiment, au fond d'un couloir obscur, un homme se promène, il a un sourire bestial sur le visage et les mains qui tremblent. Derrière lui un autre homme il le regarde, la tête légèrement sur le côté. Son sourire à lui est sinistre et étire toute sa figure. Une lumière se rapproche d'abord petite et puis de plus en plus grosse. Les deux chevaliers commencent à apercevoir une main, puis un bras et enfin un visage, c'est Kerto, il vient à leur rencontre.
« Bachlios, qu'a-tu encore fait ? »
Pour seule réponse, le chevalier le dépasse en souriant.
« Niargo ? »
« Messire, il n'a fait qu'honorer sa femme de sa présence cette nuit ! »
Répondit le chevalier. Kerto se précipita dans la chambre de son acolyte et ce qu'il y découvrit le glaça d'effroi. Une jeune fille de 15 ans tout au plus se tenait en boule au bord du lit, les épaules secouée de sanglot. Des chaînes lui tenaillaient les poignets, les chevilles et le cou. Kerto se retourna, courut sur Bachlios et le frappa encore et encore, les deux chevaliers se retrouvèrent à terre à lutter. Ils furent bientôt entourer d'une pléiade de gardes qui se mirent à parier sur l'issue du combat. Celui-ci ne tarda pas à se terminer à la faveur de Kerto. Il empoigna son subalterne et le balança contre un mur, lui sauta dessus et le frappa au visage.
« Ou sont les clefs Bachlios ? »
Pour toute réponse il n'eut droit qu'à des rires.
« Je te le répète: ou sont les clefs ? »
Le rire reprit de plus belle.
« Bien puisque tu le prends ainsi... »
Kerto se saisit de son épée et se rapprocha de Bachlios.
« Que...que... que vas-tu faire ??? »
Bégaya le chevalier terroriser à la vue de la lame de son chef.
« Tout simplement te déshonorer ! »
« Non, non, tiens voilà les clefs, fais de cette gamine ce que tu voudras de toute façon elle n'est bonne à rien ! »
Et Bachlios éclata de rire, ce dernier fut vite couper car Kerto se retourna et l'assomma du plat de son épée.
Le chevalier noir retourna dans la chambre ouvrit les chaîne une à une et enroba l'enfant dans une couverture. Puis la soulevant du sol il s'éloigna de la chambre et disparut dans l'obscurité.

# Posté le dimanche 04 février 2007 07:29